Mod�les de r�glementation du cannabis

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Mod?les de r?glementation du cannabis

Comme l’affirme la Commission mondiale pour la politique des drogues[1], la guerre mondiale contre la drogue s’est soldée par un échec : les preuves que les politiques prohibitionnistes actuelles n’atteignent pas leurs objectifs sont nombreuses. Nous présentons ci-dessous des expériences existantes, qui peuvent servir de base à une discussion en Suisse autour de cette question.

Les experts s’accordent à dire qu’un changement de paradigme est nécessaire et qu’il faut envisager une réglementation du marché de la drogue, et en premier lieu, celui du cannabis. C’est la drogue illégale la plus consommée au monde et plusieurs arguments plaident en faveur de sa régulation légale :

Réduire la taille du marché illégal : le cannabis est le plus gros marché des drogues en Suisse. On peut l’estimer à près de trois quart du volume total. En règlementant ce marché, on porte un coup fatal aux réseaux criminels et on renverse le rapport de force. Sur un marché réduit de plus de moitié, les moyens policiers affectés au marché illégal restant seront forcément plus efficaces.Encadrer les problèmes liés au cannabis : les difficultés liées à une surconsommation de cannabis sont bien connues et relèvent de différents ordres (psychique, apprentissage, insertion sociale). Pour diminuer efficacement ces difficultés, les approches de types « intervention précoce » ont montré leur efficacité, comme le montre les expériences suisses ou portugaises. Elles sont tout à fait compatibles, voir même favorisées, par un régime de règlementation. De par la nature du produit, la règlementation du marché du cannabis apparaît donc comme plus facile à organiser que pour d’autres produits.Protéger la jeunesse : malgré son statut illégal, il est extrêmement facile de se procurer du cannabis, y compris pour les mineurs. En réglementant le marché, des mesures de restriction d’accès pour les jeunes pourraient être mises en place, telles qu’elles existent pour l’alcool et le tabac.Séparer les différents marchés de la drogue : une répression forte du cannabis conduit à une fusion de ce marché avec celui des drogues dures. C’est ce qui s’est passé en Suisse depuis 2008 avec le refus de la loi en faveur d’une réglementation. Le marché du cannabis est absorbé par celui de la cocaïne et de l’héroïne. Les consommateurs de cannabis sont donc plus facilement amenés à essayer d’autres produits, plus dangereux. La réglementation permettrait de faire une distinction forte entre les différents marchés.Diminuer le marché noir : les trafiquants sont présents sur différents marchés. Ce qui est illégal est ce qui rapporte le plus. Dès lors, réglementer le marché du cannabis, impliquerait une perte de gain conséquente pour les réseaux mafieux, car cela reviendrait à leur enlever les trois quarts du marché de la drogue.Diminuer la visibilité du trafic : Règlementer le commerce du cannabis pourrait permettre de soulager l’espace public d’une part importante du trafic de rue (deal). Bien que l’on parle souvent de « dealer de coke », la réalité des saisies policières nous montre que le cannabis est le produit le plus vendu dans la rue. Ce point est actuellement jugé prioritaire par la population.Au niveau international, la grande majorité des expériences en matière de dépénalisation/règlementation concernent le cannabis. Il apparaît donc plus logique de s’inscrire dans un mouvement général ou les expériences des uns et des autres pourraient se nourrir mutuellement.Dans cette perspective de réglementation, différents modèles se présentent.

Certains ont été mis en place depuis plusieurs années, à l’image du cannabis thérapeutique qui existe notamment aux Etats-Unis, ou le modèle des Pays-Bas. D’autres sont en cours d’expérimentation comme les cannabis social club en Espagne, ou seront mis en place prochainement à l’image du commerce libéral prévu dans certains Etats américains. Il existe également des modèles en phase de projet comme celui du cannabis vendu par l’Etat envisagé par l’Uruguay, et d’autres qui ont été abandonnés tel celui proposé par le Conseil fédéral en 2001. Finalement, sans aller jusqu’à la réglementation, le Portugal propose aussi une solution intéressante en appliquant une dépénalisation de toutes les drogues.

1.Le cannabis thérapeutique

2.Le modèle hollandais: coffee-shop

3.Le modèle espagnol : Cannabis social clubs

4.Le modèle du Colorado : business libéral, réglementé par l’Etat

5.Le modèle uruguayen : le cannabis monopole d’Etat

6.Le modèle du Conseil Fédéral 2001 : la politique des 4 piliers

7.Le modèle portugais : la dépénalisation

[1] Commission mondiale pour la politique des drogues, rapport sur la guerre aux drogues, 2011.

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Marc Emery Begins His Campaign to Come Home

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Marc Emery Begins His Campaign to Come Home

Marc and Jodie Emery, December 1, 2012Last week I filled out my paperwork for the Canadian government regarding my desire to be transferred to the Canadian prison system. In March I will fill in the US paperwork to have it in Washington, DC by approximately April 6th, two years to the day after the US Department of Justice rejected my first application.

If I don’t get accepted for a transfer by either the US or Canadian governments, I will be released on July 9th, 2014 here in the United States, spending 15-20 days at a US Immigration & Customs Enforcement facility (likely in Oakdale, Louisiana), and then flown to either Vancouver or Toronto. I’d like to think that, at the latest, I’d be home with Jodie for our 8th wedding anniversary on July 23rd, 2014.

However, if I get approved for transfer under the Canada-US treaty (International Transfer of Offenders Act), I could be en route to a Canadian federal prison in the summer of this year. If I arrive at a Canadian prison on September 1st this year, under new rules enacted by the Conservative government, I’ll be held for a while before being released on December 10th, 2013 – just in time for Christmas.

If I were originally sentenced in Canada, I would have been automatically released July 4th, 2013, at 2/3 of my sentence; that was the statutory release date for any federal prisoner. But under punitive new rules by the Harper government, I will, upon arrival at a Canadian federal prison, have to spend 1/3 of my remaining US sentence in a Canadian prison, even though it goes beyond the statutory release date for any other prisoner.

So whereas I should be released in Canada on July 10th this year (having served 40 months of a 60 month sentence that day, the Canadian release time for any other Canadian federal prisoner) if I am brought back and arrive on September 1st (an estimate, as it takes up to three months after the Canadian government approval to wend my way back through the US system into a Canadian prison), instead of being automatically released, I have to serve an additional 1/3 (of the sentence up to the July 9th, 2014 US release date). That’s 1/3 of 317 days, or 106 extra days past September 1st, which would be December 11th, 2013.

Marc and Jodie Emery, December 2, 2012

But at least I would out before Christmas this year, and home almost 7 months earlier than my US release, so it’s still a benefit.

Here’s how the treaty application system works, and how I very much need the help of everyone who thinks I deserve their help – hopefully, that’s you and any other members of the cannabis culture you can talk to in person, on Facebook, in other social media, at school, at work, at your local medical pot club, vapor lounge, and your friends and your family.

Since I’m a Canadian citizen who lived in Canada before my incarceration, and I’m not affiliated with organized crime, or a threat to the safety of any Canadian, I qualify to be repatriated into the Canadian system. Once I file my Canadian paperwork, they process it and send someone from Corrections Canada to see Jodie, check out our apartment where I’m going to live, and ask a lot of personal questions.

The decision by the Canadian government to accept or reject my application will be made after the US Department of Justice (DOJ) makes their decision, which will be 6-8 weeks after my US application is received in Washington, DC.

My application will go to the DOJ in Washington by the second week of April, and I should have an answer back by the end of May. If approved, this information is sent to the Canadian embassy in Washington, and then is forwarded to the Canadian Minister of Public Safety – currently the Honorable Vic Toews – and he can accept, reject, or stall.

I fully qualify by the criteria set out by both the US and Canadian federal governments regarding treaty transfer approval. But that does not mean approval is automatic; governments often do ignore their own criteria, so as much political pressure as can be applied needs to be leveraged.

THE CAMPAIGN, AND WHAT YOU CAN DO

US flag


For My American Supporters:

I need you to contact your Congressmen (your US Rep in the House and US Senator – click here to find yours) or other sympathetic elected officials urging them to write a letter (or add their name to an existing letter that Jodie will soon provide on http://www.FreeMarc.ca) endorsing my transfer back to the Canadian penal system. You are asking them to write to the International Transfer of Offenders program director:

Paula A. Wolff, Chief
U.S. Department of Justice, Criminal Division
OEO, International Prisoner Transfer Program
JCK Building, 10th Floor
Washington, DC
20530

You should point out that I am a non-violent cannabis offender who was convicted in Washington state of selling seeds from my desk in Vancouver, Canada. (You can also cite any of the other important details about what I did and why, which are listed under the « Who is Marc Emery » page at http://www.FreeMarc.ca) You can say I have had an exemplary career despite this one federal conviction. You can say I have served over 3 years of a 5 year sentence already, and am due for release in July 2014 even without a transfer. I have had no incidents of any kind in over three years of prison, so I am considered a model prisoner. I am not asking for a commutation or pardon, merely a transfer back to Canada under the current US-Canada prisoner exchange treaty.

Copies of any letters by elected officials should be forwarded to Jodie (her email address is JodieEmery[at]gmail.com), who will then forward these to my transfer lawyer in Washington, DC, who makes a pitch to the DOJ on my behalf sometime in April or May. I am hopeful the original prosecutor in my case, former Western Washington US District Attorney John McKay will write a letter endorsing my transfer, particularly in light of his sponsorship and advocacy in the campaign to legalize marijuana with the I-502 initiative that was successful in November, and which Jodie and I were official endorsers of.

In mid-February, Jodie and CannabisCulture.com (and FreeMarc.ca) will begin a campaign to make my supporters aware of an impending petition drive to be put on the US government website « WE THE PEOPLE », similar to the one in 2011 asking for me to be pardoned, which the White House was forced to respond to (but weaseled out of with a “no comment” answer).

On March 15th the « We the People » website will have a petition titled « TRANSFER US FEDERAL PRISONER MARC EMERY BACK HOME TO CANADA ». The petition will ask the President to direct his Attorney-General Eric Holder to direct the administrator of the International Transfer of Offenders division of the DOJ to approve my transfer application. We have 30 days (March 15th – April 14th) to gather 25,000 signatures/names so that it meets the threshold for President Obama’s office to acknowledge it.

Canadian flagFor My Canadian Supporters:

The Canadian campaign to repatriate me to the Canadian system kicks into high gear once the US Department of Justice approves my transfer application at their end, in Washington, DC. That is expected to be by the end of May, early June.

By April, I need all my Canadian supporters to write their Member of Parliament (find yours by clicking here) and any other elected local or provincial representatives, seeking them to write a letter to urge the Public Safety Minister to accept my transfer application immediately upon acceptance by the US Department of Justice. The Minister of Public Safety Canada can be contacted via email or by regular post.

(Postage not required)
Minister of Public Safety
House of Commons
Ottawa, Canada
K1A 0A6

We should be able to secure the support of 30-40 Members of Parliament, and 20-25 other elected officials from across Canada. This is much greater than any previous transfer applicant, by far. MP’s from the New Democratic Party, Liberal Party, and of course Elizabeth May of the Green Party should be approached especially, as they are most likely to be supportive. If you live in a riding represented by the government (i.e. a Conservative), you are very much encouraged to urge them to approach the Minister of Public Safety in support of my transfer application. You can indicate to any MP that their participation (or not) will very much influence your vote in the 2015 election.

Once the Canadian Ministry of Public Safety has been informed of the US DOJ approval, we will urge you to again contact the Minister and your elected representatives – politely, of course, as rude or threatening calls won’t help – to get them to tell the Minister to approve the transfer.

If, after 28 days, there is no answer, a nationwide phone blitz for one specific day will be announced (well in advance), where hopefully thousands of Canadians will spend as much of that day as possible calling every phone number at the Minister of Public Safety, and every office on Parliament Hill of every Conservative MP, and every Conservative MP constituency office across Canada. This will be done every 14 days until the minister approves the transfer. If he rejects the transfer, the phone barrage will continue every 14 days, urging him to reverse this decision. For that campaign to be effective, we need the support of thousands of Canadians, who can keep the phone lines busy for nine hours straight on those targeted dates.

Ideally the phone jam campaign won’t be necessary, as we hope to have my transfer application quickly approved by both the US and Canadian federal governments. It depends on you to help make that happen! Thank you in advance for your support.

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This blog in mid-January is to inform anyone reading this how the transfers work and how the campaign to repatriate me to Canada will be done. To make it happen I will need you and as many people as you can round-up to help out in the ways indicated. Please stay tuned for updates on The Jodie Emery Show at http://www.Pot.tv and http://www.YouTube.com/PotTVNetwork and at http://www.CannabisCulture.com and http://www.FreeMarc.ca

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La ru�e sur l�or vert

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La ru?e sur l?or vert

Passé la porte blindée, c’est un univers parallèle. Les plants de marijuana vous arrivent à l’épaule. Les lampes au sodium à haute pression qui remplacent le soleil douze heures par jour donnent à l’endroit un halo irréel (le reste du temps, la plante a le droit de se reposer). Les fleurs sont énormes, soignées, pulpeuses. « Une photo » ? propose Andy Williams, le propriétaire des lieux, pas mécontent de l’effet. Photo, assurément, quoiqu’on ne sache pas de quoi il faut s’étonner le plus : poser au milieu d’une plantation de drogue ou être entouré de l’équivalent de 100 000 dollars dans des pots de fleurs.

Andy Williams, 44 ans, n’a rien d’un dealer. Ancien ingénieur militaire, il a une allure de patron de PME et son bureau est décoré d’une photo de Joe DiMaggio, le légendaire joueur de base-ball. Andy avait occupé plusieurs emplois dans l’industrie de l’armement quand la marijuana médicale a commencé à prendre de l’essor dans le Colorado. Il n’était pas consommateur mais son frère Pete avait quelque expérience de la culture du « pot ». Fin 2008, les deux frères ont fondé Medicine Man, un dispensaire qui fait maintenant plus d’un million de dollars de chiffre d’affaires et emploie 31 personnes (dont le fils de Pete, qui nettoie les plantes avec dévotion).

Andy Williams ne fume toujours pas – « ça ne me réussit pas », s’excuse-t-il – mais il s‘y connaît côté business. Son dispensaire est situé dans un quartier populaire, et à quelques kilomètres de l’aéroport, ce qui sera un atout, rêve-t-il, quand les touristes viendront de tout le pays gouter les paysages du Colorado et sa ganja. Devant l’immeuble, barré d’une croix verte, le parking ne désemplit pas. Pour franchir le sas de sécurité et entrer dans le magasin, il faut montrer sa carte de patient affecté d’une maladie – parfois incurable, mais le plus souvent relativement anodine. Il y a dix ans, quand la marijuana a commencé à être tolérée, la moyenne d’âge des patients était de 55 ans. Aujourd’hui, elle est de 28 ans. Les deux tiers d’entre eux souffrent de mal au dos, « chronique », il est vrai.


Cinquante caméras balaient les locaux de Medicine Man. Dans la salle de contrôle, Dan, tête de bouledogue, vérifie que tout le monde se tient bien. Lui aussi est un ancien militaire, et boxeur professionnel, qui entend profiter de la manne. « C’est la nouvelle ruée vers l’or« , rigole Pete Williams. Andy, lui, cherche à agrandir la compagnie, puisque la marijuana ne sera bientôt plus réservée aux seuls malades. Il a pris contact avec ChineseInvestors.com, une entreprise qui met en relations les firmes américaines avec des investisseurs chinois.

Quatre mois après le référendum du 6 novembre qui a légalisé la possession d’une once de marijuana (28,34 g) pour les adultes de plus de 21 ans, le Colorado prépare la fin de la prohibition, une expérience sans précédent aux Etats-Unis et même dans le monde (les Pays-Bas n’en sont qu’à la dépénalisation). Le groupe de travail créé par le gouverneur pour préciser les modalités d’application de l’amendement 64, adopté avec une majorité de 55% des électeurs, a remis ses conclusions le 13 mars. Avant fin mai, le Congrès de l’Etat devra modifier la législation. Et le 1er janvier 2014, les magasins pourront servir de la marijuana pour tous et dans tous ses états: herbe mais aussi cookies, boissons pétillantes, pommade pour les rhumatismes, baklavas, cigarettes électroniques…

« Le régime de lutte contre la drogue est une création américaine »

A moins que Washington ne s’en mêle. Depuis son élection en 2008, Barack Obama – lui-même grand fumeur dans sa jeunesse – a brillé par sa réserve. Son administration a laissé se mettre en place plusieurs milliers de dispensaires de marijuana médicale dans le pays, intervenant au cas par cas, en cas d’excès trop voyant. A Denver, quand 61 établissements s’étaient installés trop près des écoles, la police les a menacés de fermeture s’ils ne déménageaient pas dans les 45 jours. « Ce jour-là, j’ai compris, raconte Kayvan Khalatbari, un militant de la première heure. Quand la seule sanction c’est de délocaliser votre opération illégale, c’est le signe que la police n’a pas l’intention de s’opposer ».

Mais le gouvernement fédéral va être forcé de se prononcer. Le 5 mars, le rapport annuel de l’OICS (organe international de contrôle des stupéfiants), une agence de l’ONU, a appelé les Etats-Unis à respecter leurs obligations internationales sur « l’intégralité de leur territoire« . Dans les cercles de réflexion, les experts s’interrogent. Un Etat peut-il s’affranchir des obligations de l’Etat fédéral ? Début janvier, la Brookings Institution, le think tank de Washington, avait organisé un débat sur la question. Dans le public, un diplomate néerlandais a protesté. « Vous demandez toujours aux autres d’obéir à ces traités internationaux. Si vous ne le faites plus, est-ce que cela signifie que d’autres pays producteurs de drogues pourraient décider de ne plus les respecter non plus ? »  L’argument a été repris par un économiste d’origine colombienne. « Le régime de lutte contre la drogue est une création américaine. L’attitude du gouvernement va avoir des répercussions non seulement sur la guerre contre la drogue en Amérique latine, mais sur la crédibilité de la politique américaine. »

Dans le Colorado, les électeurs sont loin de penser aux répercussions sur les Pays-Bas. La marijuana a fait naître tout un secteur économique. La profession a maintenant ses cabinets d’avocat, ses experts-comptables, son logiciel de gestion des stocks (« Marijuana freeway ») et sa compagnie d’assurances : « Cannassure », refinancée par la Lloyds. Les banques sont les dernières à tergiverser. Elles ont envie d’en être mais craignent de perdre leur agrément fédéral. En attendant, les cultivateurs se débrouillent. Les « petits » n’acceptent que les paiements en liquide. Les plus gros contournent l’obstacle, comme Kayvan Khalatbari, qui a ouvert une pizzeria.

La marijuana a même son université : la THC University (du nom de son principal composant psychoactif, le tétrahydrocannabinol). On y apprend à cultiver ses plants soi-même, ce qui apparemment ne va pas de soi : la formation dure toute une journée. A 175 dollars la séance, les cours sont pleins. En même temps que la consommation, l’amendement 64 a autorisé les plantations individuelles, une première aux Etats-Unis. Chaque adulte a le droit de cultiver 6 plants ; obligatoirement à l’intérieur de sa maison et s’il a des enfants de moins de 21 ans, les pots doivent être dans une pièce fermée.

L’université est une idée de Matt Jones, 24 ans, et de son camarade Freeman Lafleur, 25 ans, qui l’ont trouvée plus prometteuse que leur job de designers de sites web. Pour la leçon inaugurale, le 9 février, l’un des inscrits avait fait le déplacement depuis la Floride, et une autre du Nouveau Mexique. La classe se tient dans une salle louée à l’université. « Par souci de respectabilité, dit Matt Jones. On veut changer les stéréotypes ». L’université a hésité, de peur de perdre ses subventions publiques. Mais le campus est une zone « sans drogue » : les apparences sont sauves. Les élèves s’entraînent à faire des boutures sur des pieds de tomates. Après, ils ont droit à une séance de travaux pratiques dans les locaux de la plantation Karmaceuticals, où Brian Chalupa, 37 ans, un ancien aide-soignant reconverti dans le jardinage, leur explique les secrets du métier : la marijuana est une plante délicate qui a besoin d’un supplément de carbone. Et elle déteste l’eau du robinet non filtrée.

« Le Budweiser de la marijuana »

Comme Andy Williams, le medicine man, beaucoup sont là pour faire des affaires, attirés par la promesse de boom économique. « Chacun pense qu’il sera peut-être le Budweiser de la marijuana dans dix ans », décrit Brian Vicente, l’un des architectes de l’amendement 64, et qui est maintenant à la tête d’un cabinet de 6 avocats spécialisés dans le « droit » de la marijuana. D’autres sont des idéalistes, des militants de la dépénalisation, comme Kayvan Khalatbari, qui finissait ses études d’ingénieur en électricité lorsqu’il a rencontré un malade du sida dont le cannabis calmait les souffrances. En 2008, avec un copain, 4 000 dollars d’économies et 200 g de « pot », il a ouvert Denver Relief, sur Broadway, la grande avenue qui traverse Denver. C’est aujourd’hui un dispensaire high tech, doublé d’un hangar de production dans la zone industrielle. Investissement : 500 000 dollars, qu’il finit tout juste de rembourser. « C’est excitant, on a l’impression d’assister au départ d’une nouvelle industrie. Mais je ne fais pas cela pour essayer d’être milliardaire » , nuance-t-il.

Denver Relief emploie 15 personnes à plein temps et 15 autres viennent aider à la récolte, tous les 35 jours. La compagnie produit environ 450 grammes par jour. Comme dans tous les dispensaires, il est strictement interdit de fumer dans les locaux et les caméras sont obligatoires. Chaque pied est numéroté. Voici le 20C24, variété « Cold Creek Kush », il est au stade de la  « floraison ». L’ordinateur consigne tout : l’état des stocks, le déplacement des plantes, les achats des clients. La loi a imposé que les détaillants produisent au moins 70% de ce qu’ils vendent, pour limiter les possibilités de détournements de la production vers le marché noir. Les employés, qui ont tous subi une vérification de casier judiciaire, ne se servent pas dans les stocks : ils ont droit à une réduction de 50%.

Avec un chiffre d’affaires de 1 million de dollars l’an dernier, Denver Relief en est déjà au stade de la diversification : création d’un fonds d’investissement de 100 000 dollars pour aider les start-up, consulting pour les entreprises traditionnelles qui essaient d’approcher le marché. Une fois par mois, Kayvan Khalatbari va à Boston, où il a été recruté pour aider à la mise en place de la marijuana médicale dans le Massachusetts. « Ici, nous vivons dans une bulle, dit-il. Il faut promouvoir la légalisation dans les autres Etats, sinon tout va se déliter ». A ce jour, dix-huit Etats et le District de Columbia ont autorisé la marijuana sur prescription médicale. Deux – le Colorado et l’Etat de Washington – ont franchi le Rubicon et décrété la fin pure et simple de la prohibition. Le retour en arrière serait difficile, assure Bran Vicente, le juriste, installé à deux pas du Capitole. « Le gouvernement fédéral n’a pas les ressources ni la volonté politique de fermer les dispensaires dans 18 Etats ». Paradoxes du fédéralisme : la police fédérale (FBI) ne dispose pas d’effectifs suffisants et rien n’oblige la police locale à jouer les auxiliaires.

L’industrie du cannabis a rapporté l’an dernier 5,4 millions de dollars de taxes à l’Etat du Colorado, pour un chiffre d’affaires de 186 millions de dollars. Les électeurs espèrent tirer encore davantage de la légalisation : 40 millions de dollars, ont-ils prévu, iront automatiquement au financement de l’éducation, malmenée par la crise budgétaire. Lourdement taxée, la culture de l’herbe est beaucoup moins rentable qu’on ne le croirait. Les petits disparaissent déjà : de 1 130 dispensaires fin 2010, ils ne sont plus que 675.  « Pour l’instant, rares sont ceux qui s’enrichissent vraiment, assure Marco Vasquez, le chef de la division de la marijuana au service des contributions indirectes. Il revient  beaucoup plus cher de faire pousser les plantes dans un environnement contrôlé qu’au marché noir ». Mais le nombre de consommateurs n’a pas changé : 108 000 « patients » enregistrés. Et tout le monde s’attend à ce qu’il augmente, avec la légalisation, même si personne ne peut prédire de combien.
La division de la marijuana est chargée de superviser les exploitants. Ses membres sont d’anciens inspecteurs de police qui, bravement, se sont reconvertis dans la réglementation de la culture du cannabis. Un symbole de la révolution en cours. Ils chassaient les trafiquants. Les voilà chargés de surveiller que les dispensaires de marijuana ferment à l’heure prescrite par la loi (19 heures) et remplissent gentiment leurs bordereaux de transport quand ils se font livrer la récolte. « C’est un changement de paradigme, reconnait Marco Vasquez. Mais l’environnement change. La société est plus tolérante ». Ancien adjoint du commissaire de Denver, Marco Vasquez a passé trente-trois années dans la police, dont un certain nombre à la brigade des stupéfiants. Il n’était pas particulièrement favorable à l’amendement 64. « On a fait du chemin, soupire-t-il. Où cela va-t-il nous mener ? Je n’en sais rien. Nous risquons d’être complètement débordés. Est-ce qu’on peut autoriser la vente de la marijuana et maintenir la sécurité de la communauté » ?

« C’est un défi qui n’a jamais été relevé »

De l’aveu même du policier, son équipe est en sous-effectif chronique. « Le quart du personnel qui serait nécessaire », dit-il. La division devait être entièrement financée par la patente payée par les producteurs de marijuana (18 000 dollars la première année). Cela n’a pas suffi et les contribuables ont refusé de compenser. Les inspecteurs ont rarement le temps d’aller vérifier les vidéos tournées dans les dispensaires mais la dissuasion suffit. « Les entreprises ont tellement à perdre », dit le policier, qu’elles respectent la réglementation à la lettre. « Les exploitants ne demandent qu’à suivre la loi, observer la réglementation et payer leurs impôts », confirme le juriste Brian Vicente. « On ne veut pas travailler contre le gouvernement. On veut travailler avec le gouvernement », insiste Kayvan Khalatbari.

Le groupe de travail nommé par le gouverneur a fini ses travaux fin février. Composé de 24 juristes, élus, policiers, consommateurs, médecins, il s’est attaqué à toutes sortes de questions inédites, des plus lourdes de conséquences – Peut-on consommer du cannabis et prendre le volant ? – aux plus anodines : pourra-t-on fumer un joint devant sa maison ou seulement dans la cour de derrière ? « C’est un défi qui n’a jamais été relevé, a souligné le juriste Jack Finlaw, qui représente le gouverneur. Nous créons des idées et passons en revue des questions qui vont être des modèles dans le monde ».

Sur le premier point – la conduite en état d’ »ivresse » cannabique – les « sages » ont adopté le seuil de 5 nanogrammes de THC par millilitre de sang, tout en reconnaissant que le cannabis disparait de l’organisme beaucoup plus lentement que l’alcool. Le deuxième point a été très disputé. Impensable de fumer sur le porche, ont dit les uns. « Et si la maison est sur le chemin d’un établissement scolaire ! » Engrenage insidieux, ont répliqué les autres. « Si les végétariens se sentent offensés parce que je mange un hamburger bien moelleux sur mon porche, va-t-on l’interdire ?« .

Le groupe a eu une discussion passionnée sur la question de réserver le droit à la marijuana aux résidents de l’Etat. Si tout le monde peut en acheter, le Colorado va devenir un Etat de « tourisme de la drogue », ont mis en garde les opposants.  « Les autres Etats vont nous tomber dessus et pousser le gouvernement fédéral à intervenir ». A l’opposé, réserver l’achat aux résidents augmenterait le risque de voir un marché noir se développer. La commission a coupé la poire en deux. Les touristes pourront acheter, mais seulement un-huitième d’once à la fois (3,54 g).

Comment sortir de la prohibition ?

L’une des anecdotes les plus emblématiques de la situation a été évoquée par le commissaire John Jackson. Le pauvre policier ne sait plus comment faire. Quand ses collègues conduisent des suspects à la prison, les gardes refusent de conserver la marijuana du prévenu avec ses effets personnels, au motif qu’il s’agit d’une substance illégale au regard de la loi fédérale. « Les policiers sont obligés de reprendre la marijuana, a-t-il expliqué. Ils ne savent pas quoi en faire ». Au point que certains la laissent dans leur voiture de patrouille… Le chef de la police voulait l’autorisation de détruire la drogue, bien qu’elle fasse partie des biens du suspect. Pas question, a répondu la présidente de séance, Lauren Davis, outrée. Ce serait absolument contraire à la Constitution. L’amendement a été rejeté. Les policiers devront entreposer la drogue et la rendre, s’il vous plaît, au prévenu dès la fin de la garde à vue. « La situation est nouvelle pour tout le monde, a rappelé Mme Davis. Chacun doit évoluer ».

Comment sortir de la prohibition ? Tous les yeux sont maintenant tournés vers l’administration Obama. Va-t-elle laisser l’expérience du Colorado et de l’Etat de Washington se dérouler alors que cinq autres Etats sont prêts à leur emboîter le pas ? Va-t-elle porter le différend devant la justice, laissant in fine le soin de trancher à la Cour suprême, arbitre une nouvelle fois d’une de ces questions de société dont le Congrès préfère ne pas se mêler ? En 1933, quand les Etats-Unis ont renoncé à interdire les boissons alcoolisées, le choix de l’application a été laissé aux collectivités locales. Quatre-vingts ans après la fin de la Prohibition, le pays possède encore des comtés « secs » (où la vente d’alcool est interdite). Certains experts, frustrés par le manque de connaissances sur les conséquences sociales de la légalisation, espèrent que le gouvernement va laisser l’expérimentation se dérouler. « On ne peut plus continuer à décider dans le noir de notre politique sur la marijuana », plaide Angela Hawken, professeur de politiques publiques à l’université Pepperdine, en Californie.

Corine Lesnes est correspondante du « Monde » à Washington depuis 2006.

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Le blog des drogu�s heureux

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Le blog des drogu?s heureux

Provocation ou profession de foi  ? C’est aussi une référence au livre publié en 1977 par le Docteur Olievenstein «  Il n’y a pas de drogués heureux  ».

Logo d’ASUD

Le pape du soin aux toxicomanes a traumatisé bien des usagers de drogues et leur entourage. La société française s’est ainsi façonné une image du drogué amoral, ordalique et lamentable.

Les membres d’ASUD (AutoSupport des Usagers de Drogues) ne partagent pas cette vision misérabiliste. Contre l’image du toxico assisté et criminel, nous plaidons pour un usager citoyen, intégré et responsable.

Certains affirmeront qu’il est impossible d’être heureux en consommant des drogues. Alors pourquoi existe-t-il tant de millions d’usagers au travers des âges  ? Les drogues ne rencontreraient pas un tel succès si elles n’apportaient pas de plaisir, de socialisation, d’apaisement de l’angoisse ou de la douleur physique et morale.

D’autres certifieront que la lune de miel avec les produits se termine toujours par la dépendance et la déchéance. Alors pourquoi sur les 250 millions de consommateurs de stupéfiants recensés dans le monde, l’Organisation des Nations unies (page 13 du rapport 2011 [PDF] de la Global Commission On Drug Policy) estime-t-elle que moins de 10% peuvent être classés comme dépendants ou « consommateurs problématiques de stupéfiants » ?

La réalité de l’usage de drogues fluctue autour de trois stades  : l’usage, l’abus et la dépendance. Comment réguler sa consommation pour rester dans la modération  ? Comment limiter les risques et les dommages en cas d’abus  ? Comment limiter l’impact négatif d’une dépendance et favoriser le retour à une consommation maîtrisée ou à l’abstinence  ? Voilà les bonnes questions.

Le journal de l’association ASUD a été fondé en 1993 par le sociologue Abdallah Toufik et des usagers de drogues regroupés sur le modèle de l’autosupport hollandais, la Junkie bond. Son principal objectif était de lutter contre l’épidémie de SIDA chez les injecteurs de drogues en diffusant de l’information objective sur les bonnes pratiques de consommation et en militant pour une politique de réduction des risques (Rdr) alors quasi-inexistante en France.

Nous voulions déjà rétablir pleinement la citoyenneté de l’usager et défendre ses droits dans les institutions de santé et face aux autorités. Vaste programme encore inachevé. Pour y parvenir, nous avons toujours été soutenus financièrement par le ministère de la Santé et des organisations privées comme le Sidaction.

Depuis, l’accueil des usagers à bas seuil d’exigence comme l’échange de seringues et les médicaments de substitution aux opiacés ont démontré leur efficacité tant sur un plan sanitaire que social. La Rdr est maintenant entrée dans la législation française notamment par le Décret n° 2005-347 du 14 avril 2005. Avec les interventions en milieu festif, nous avons étendu notre champ d’action à d’autres pratiques que le shoot et à d’autres produits que les injectables, par exemple l’échange de paille pour sniffer, la Rdr du MDMA ou du cannabis.

La diffusion d’informations objectives, du matériel stérile et des conseils pratiques a permis de résorber la contamination par le VIH chez les injecteurs et diminuer les overdoses. Le bilan sanitaire en matière de drogues de la vague techno des années 90/2000 est bien moins dramatique que celui du rock des années 70/80 malgré une hausse sensible de la poly-consommation et de nombreux produits nouveaux. Notre Rdr est une politique de santé publique qui fonctionne, un exemple mondial de réussite.

Le journal d’ASUD (dernier numéro)

ASUD est une association nationale avec quatre antennes régionales (Evreux, Orléans, Marseille et Nîmes). Les antennes régionales du Sud sont des Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD), le bureau d’Orléans intervient principalement sur le festif.

Le bureau parisien s’occupe du journal, du site internet asud.org, de l’édition et de la diffusion de nos plaquettes d’information comme le manuel du shoot à moindre risque ou les carnets de Roule ta paille pour sniffer propre, de l’Observatoire du droit des usagers (ODU) dont je suis le coordinateur, de la représentation des usagers et du programme de réforme de la politique des drogues.

Nous pensons que la criminalisation et la stigmatisation multiplient inutilement les dommages de l’usage de drogues, l’hécatombe du Sida en apporte la preuve, la répression discriminatoire et l’incarcération sans résultats tangibles hormis la hausse des contaminations en sont une autre (voir la page 6 du rapport GCDP 2012 [PDF]). Nous pensons qu’une politique fondée sur des données scientifiques fiables de régulation publique du marché des drogues et de réduction des risques et des dommages liés à l’usage serait plus efficace que la prohibition et la war on drug.

Pour partager les dernières nouvelles de la planète drogues, pour échanger des expériences avec les riverains usagers de drogues (j’en connais), pour faire évoluer l’image des usagers auprès des autres riverains (j’en connais aussi) et des lecteurs qui ne commentent pas (ils devraient), pour penser contre soi avec les commentateurs hostiles et faire évoluer notre argumentation, nous voulons sortir du petit monde des usagers experts, des experts autoproclamés, des scientifiques et des autorités.

Inspiré par l’affaire Lance Armstrong, nous avons titré notre dernier numéro «  Dopage à tous les étages  ». Ces prochains jours, je vais publier les bonnes feuilles sur ce blog. Puis nous partirons en griller un dans un coffeeshop en mémoire de feu le Wietpass.

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De l’or au vert : Rebagliati veut ouvrir des magasins de marijuana haut de gamme

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De l’or au vert : Rebagliati veut ouvrir des magasins de marijuana haut de gamme

Ross Rebagliati Ross Rebagliati dit qu’il établira un nouveau standard pour les dispensaires de marijuana médicale  Photo :  CP Le médaillé olympique canadien en planche à neige à Nagano, Ross Rebagliati, veut miser sur sa notoriété et ouvrir des dispensaires haut de gamme de marijuana médicale.

Ross Rebagliati a gagné la première médaille d’or en surf des neiges pour hommes lors des Jeux olympiques de 1998, pour ensuite la perdre quand des tests antidopage ont décelé de la marijuana dans son organisme.

Sa médaille lui a été remise après la contestation de l’Association olympique canadienne.

Ross Rebagliati a l’intention de lancer une chaîne de magasins de marijuana sous la bannière Ross’ Gold dont la boutique phare serait à Whistler.

L’ex-athlète dit vouloir capitaliser sur les modifications prévues à la loi sur la distribution de la marijuana médicale qui doivent entrer en vigueur le 31 mars 2014.

« Il va sans dire que nous avons conçu notre projet afin qu’il respecte les nouvelles lois, » explique Ross Rebagliati. « Il s’agira d’une entreprise légitime. »

« C’est le meilleur moment pour créer ce nouveau type d’entreprise. Nous ne voulons pas attendre la légalisation totale de la marijuana. Nous voulons devenir le modèle à suivre dans l’industrie de la vente de la marijuana. » — Ross Rebagliati Ross Rebagliati fait la promotion d’une entreprise qui comprendra un café, un bureau de médecin et un magasin avec un dispensaire en retrait qui sera interdit d’accès aux mineurs.

Il affirme qu’un premier magasin ouvrira ses portes à Whistler au printemps et espère en ouvrir d’autres partout au pays.

« Notre objectif est que les magasins de marijuana ne soient plus de petites boutiques cachées dans une ruelle », explique Ross Rebagliati.

« Nous voulons suivre le modèle de l’industrie du vin : haut de gamme, cinq étoiles, moderne et à la mode. Nous voulons créer un environnement similaire à celui créé par Starbucks pour ses clients et faire disparaître les stéréotypes qui entourent l’industrie de la marijuana. » —  L’ex-athlète affirme que son concept est en gestation depuis de nombreuses années.

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Recette Space Cake

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Recette Space Cake

Comment puis-je faire Space Cake?

Recette Space Cake
Il-y-a plusieurs façons différentes de faire plus d’un Space Cake (gâteau de cannabis). Vous pouvez le faire avec l’utilisation du beurre de cannabis, mais avec du beurre de chanvre, il n’est pas facile de déterminer les bonnes doses de beurre de marijuana. La force de l’beurre dépend de la façon dont on a été fait et combien litière de coupe des cannabis a été utilisé. Soyez donc prudent avec ça! Si vous n’êtes pas qui a connu, il est préférable d’utiliser la méthode suivante car vous saurez exactement comment le cannabis est beaucoup utilisé.

Ingrédients:
• 8 grammes de cannabis
• 200 gr. de beurre mou
• 200 gr. de farine
• 1 sachet de levure chimique
• Une pincée de sel
• 1 sachet de sucre vanillé
• 3 œufs
• Petit peut de lait

Instructions de cuisson
1. Émietter le cannabis, weed, marijuana ou du haschisch. Une machine de cuisine fonctionne toujours bien.
2. Mélanger tous les ingrédients avec un mélangeur électrique et ajouter « les herbes » à la fin.
3. Mélangez bien jusqu’à ce que vous aurez un beau mélange aéré
4. Verser la masse dans un moule bien graissé allant au four.
5. Mettez le moule dans le four pendant 1 heure à 180 degrés.
6. Laissez le gâteau refroidir l’espace et le retirer de l’étain.

Soyez prudent car il peut prendre 20 à 90 minutes avant que vous vous sentirez les effets! Si vous n’avez jamais eu space cake avant que nous vous conseillons de vous familiariser avec les effets en commençant par une petite paix et d’attendre les effets. Profitez-en!

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