Trafic, blanchiment, évasion fiscale : ce qu’on sait de l’affaire Lamblin

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Trafic, blanchiment, évasion fiscale : ce qu’on sait de l’affaire Lamblin

Tout le week-end, vous avez, à plusieurs reprises, entendu le nom de Florence Lamblin, cette « élue de la République » (elle est adjointe Europe écologie – Les Verts au maire du XIIIe arrondissement de Paris) arrêtée dans le cadre du démantèlement d’un « trafic international de drogue ». Ainsi présenté, évidemment, ça a de la gueule. Mais qu’en est-il exactement ? Faisons le point.

Du haschich était transporté du Maroc jusqu’en banlieue parisienne par des véhicules qui traversent à toute vitesse l’Espagne puis la France (les « go-fast »).

Une fois la drogue revendue, l’argent collecté était centralisé par un certain Mardoché El-Maleh. Restait à le rapatrier au Maroc. Jean-Marc Souvira, le patron de l’Office central de répression de la grande délinquance financière, a décrit le circuit à Libération :

« Des camions sont bourrés de cash pour le renvoyer au Maroc et payer les fournisseurs. Et de l’argent est blanchi par le système bancaire. »

Pour cela, il pouvait compter sur ses frères : Meyer, directeur d’une société financière genevoise, GPF SA, et Nessim, cadre chez HSBC à Genève. Parmi leurs clients : des Parisiens désireux de rapatrier une partie de leur argent planqué en Suisse sans se faire repérer par le fisc.

Il suffisait qu’ils appellent leurs banquiers genevois pour que Mardoché El-Maleh leur livre à Paris les sommes réclamées.

A Genève, les sommes étaient aussitôt décaissées de leurs comptes et versées, via des sociétés écrans, sur des comptes bancaires à l’étranger (Londres, Madrid puis au Panama) avant d’être réinvesties au Maroc ou à Dubaï dans des affaires aux mains des trafiquants.

Au passage, les El-Maleh s’accordaient 8% de commission.

Au terme de « l’opération Virus » (le nom de code de l’opération policière), dix-sept personnes ont été mises en examen en France :

9 impliquées dans les go-fast et la collecte de l’argent de la drogue, mises en examen pour « trafic international de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs » ; 8 suspectées d’avoir participé au blanchiment de l’argent de la drogue en ayant recours aux services des frères El-Maleh pour se faire remettre des liasses de billets. Elles ont été mises en examen pour « blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs ».

Ces huit-là affirment qu’elles ignoraient tout de la provenance réelle de l’argent sale. Et que leur seul souci était de frauder le fisc (ou de masquer des abus de biens sociaux).

Florence Lamblin est l’une d’entre elles. Des sept autres, on ne connaît que les professions : trois chefs d’entreprise, un galeriste, un dentiste, un ingénieur du son, un avocat.

Toutes restent évidemment présumées innocentes.

Des « sources proches du dossier » interrogées par l’AFP ont indiqué que les enquêteurs avaient trouvé « 400 000 euros en espèces, en partie au domicile de Florence Lamblin mais surtout dans des coffres ».

Son avocat, Jérôme Boursican, a ensuite affirmé que « les enquêteurs n’ont jamais retrouvé 400 000 euros en liquide au domicile de ma cliente, c’est une information fausse ».

Ces deux versions ne sont pourtant pas incompatibles.

Il a préféré insister sur l’origine familiale de la fortune de Florence Lamblin : le grand-père de sa cliente aurait ouvert un compte en Suisse en 1920. L’architecte en aurait hérité 350 000 euros.

Après avoir payé sa caution, fixée à 80 000 euros, Florence Lamblin a été remise en liberté sous contrôle judiciaire. Mais, malgré l’insistance de Bertrand Delanoë, elle n’a pas l’intention de démissionner de ses fonctions d’adjointe au maire du XIIIe arrondissement de Paris.

Elle s’est simplement retirée de sa délégation consacrée « au développement durable, à l’environnement et au plan climat ».

Me Josiane Stickel-Cicurel, l’avocate de Meyer El-Maleh, a expliqué à la presse suisse que son client « n’a jamais été au courant d’un quelconque trafic de cannabis ».

Il affirme avoir toujours cru que l’argent remis en liquide à ses clients qui souhaitaient échapper au fisc français provenait de dons récoltés par son frère « auprès des communautés israélites de France ».

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