Le Brésil à Google Maps: avant le Mondial, cachez les favelas!


A trois ans des Jeux olympiques, Rio de Janeiro s’active pour redorer son image, lontemps écornée par la violence et la pauvreté dans les favelas. Sous la pression du maire de la ville, Google serait désormais contraint de ne plus répertorier certains bidonvilles comme des « favelas » mais comme des « collines ».


Où sont passées les favelas sur Google Maps ? 

Depuis quelque temps, les bidonvilles Dona Marta, Rocinha ou encore Bento Ribeiro à Rio de Janeiro ne sont plus répertoriés comme des « favelas » sur les cartes géographiques de Google. A l’approche de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux Olympiques, deux ans plus tard, il semblerait que la « cidade maravilhosa » soit soucieuse de son image. Dans sa ligne de mire: ces quartiers pauvres rongés par l’insalubrité, la violence et les cartels de drogue.
D’après un article du quotidien britannique The Telegraph, Eduardo Paes, le maire de Rio, et l’entreprise de tourisme Riotur, auraient ainsi pressé Google pour que les mots « favelas » soient retirés de ses cartes géographiques. A place, la mention « colline » figurerait désormais.

Plus de 20% de la population carioca vit dans les favelas

Réelu en octobre 2012, Eduardo Paes a dénoncé la trop grande importance accordée à ces bidonvilles sur les cartes numériques par rapport aux quartiers résidentiels tels que Humaitá ou Cosme Velho, situés dans la zone sud de la ville. Selon lui, ces favelas n’abriteraient qu’une faible partie de la population et, pour cette raison, ne devraient pas être mieux répertoriées que les quartiers touristiques. Pourtant, plus de 20 % de la population carioca vivrait aujourd’hui dans les 968 favelas que compte la métropole.

Une « suppression virtuelle » critiquée

Cette mesure a fait l’objet de plusieurs critiques, dont celle du Comité populaire de Rio, qui a fait de la lutte contre la violence son cheval de bataille : « Cette suppression virtuelle fait partie d’un projet de la ville qui tente de masquer la pauvreté et les pauvres dans l’environnement virtuel comme dans la réalité », rapporte le site Slate. 

La sécurité des touristes

Bien que les pouvoirs publics brésiliens déploient d’impressionnants moyens militaires – très médiatisés – pour sécuriser ces quartiers en délogeant notamment les cartel de drogue, cette mesure pourrait porter atteinte à la sécurité des touristes, explique The Telegraph. Si les favelas ne sont plus indiquées sur les cartes numériques de Google, ceux-ci pourraient s’y rendre sans savoir les risques qu’ils encourent.

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