Le fondateur des Cannabis social Clubs jugé pour détention de drogues

Ce procès pour usage et détention illicite de drogue pourrait devenir une tribune pour la défense de la dépénalisation du cannabis et l’autoproduction. C’est en tout cas le souhait du porte-parole des Cannabis social clubs, groupements de cultivateurs de cannabis qui se partagent leur production sans en faire commerce, qui doit être jugé lundi par le tribunal correctionnel de Tours.

Dominique Broc, jardinier de 44 ans, a été interpellé le 21 février dernier à son domicile d’Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire), où les gendarmes ont saisi 126 plants et 26 g de cannabis. Militant de longue date pour l’autoculture de cannabis, il encourt jusqu’à dix ans de prison et 750.000 euros d’amende. Selon lui, cette arrestation est directement liée à sa médiatisation quelques semaines plus tôt, lorsqu’il a présenté à la presse le concept des « Cannabis social club » (CSC), des groupements d’amis qui produisent et consomment ensemble du cannabis pour leur usage personnel, récréatif ou thérapeutique, afin d’éviter le marché noir. Des photos de lui à visage découvert, devant sa production, avait fait le tour des médias et sites internet.

Requalifier les crimes pour passer en cour d’assises

De nombreuses personnes, productrices de cannabis ou simples partisanes de la dépénalisation, ont prévu de se déplacer à Tours, lundi, pour défendre le militant. « Elles disent que si Dominique Broc est poursuivi, elles veulent l’être également », explique Me Philippe Baron, qui entend « plaider la requalification des faits en crime pour passer devant une cour d’assises », puisque la production ou la fabrication illicites de stupéfiants en bande organisée sont punies de 30 ans de réclusion criminelle et de 7.500.000 euros d’amende.

« On dénonce une loi inadaptée », explique l’avocat. Selon lui, les 14 personnes qui ont produit avec M. Broc sont toutes d’accord pour répondre de leurs actes, mais elles « n’ont pas été poursuivies ». Dominique Broc, qui avait déjà été condamné en 1990 à 18 mois de prison pour possession de marijuana, « reconnaît pleinement sa culpabilité. Il prône la désobéissance civile », ajoute Me Baron. Près d’une centaine de cultivateurs de cannabis, de toute la France et parfois de l’étranger, ont également envoyé des courriers à l’avocat pour se dénoncer.


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