Conductivite electrique et croissance du canabis

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Filtres à osmose inversée

Conductivite electrique et culture du canabis

L’EC est la capacité d’un liquide à transporter l’électricité. L’eau, moyen par lequel les plantes s’alimentent, contient des minéraux dissous appelés dissolutions aqueuses. Ces dissolutions aqueuses peuvent contenir une quantité d’éléments minéraux (sels) plus ou moins importante, qui influeront directement sur le niveau d’EC. Toutes les eaux ne sont pas conductrices, l’eau en elle même ne l’est pas. 

L’eau distillée présente un EC de zéro ce qui signifie qu’elle ne sera pas conductrice d’électricité. Pour qu’elle le devienne, nous devrons apporter des sels minéraux et réaliser une dissolution. Nous apporterons ces sels sous forme d’engrais biologique ou minéral.

Il existe des filtres à osmose qui laissent l’eau libre d’impuretés, de façon à obtenir une EC de 0. Ces accessoires sont principalement utilisés pour les cultivateurs dont l’eau présente une EC élevée dès le départ (supérieure à 0.6) qui la diluent à moitié avec de l’eau osmosée pour redescendre à un EC initial de 0.3 à 0.4. Il est également possible d’adapter l’eau osmosée en y ajoutant des micro nutriments (Calcium et Magnésium) à raison d’une part de magnésium pour deux parts de Calcium jusqu’à atteindre un niveau d’EC de zéro à une EC de 0.4. À partir de ce niveau, nous compléterons avec des engrais pour atteindre l’EC adaptée au stade de développement des plantes.

Pour connaître le niveau d’EC de la solution que nous utilisons pour arroser nos plantes, la manière la plus efficace est l’utilisation de testeurs électroniques. Les testeurs électroniques sont des appareils électriques composés d’une sonde et d’une électrode, chargés de mesurer l’Électroconductivité d’un liquide. Il existe des testeurs en continu, et d’autres qui s’utiliseront ponctuellement, lorsque l’on souhaitera connaître l’EC de la solution à un moment donné.

Les Testeurs en continu mesurent en permanence le niveau d’EC. Il sont composés d’une sonde mobile que nous pourrons placer dans le bac de solution nutritive pour connaître à tout moment la quantité de nutriments apportés aux plantes. Cette sonde est reliée par un câble à une unité centrale sur laquelle nous pourrons lire les données transférées.Les testeurs électroniques compacts ou portables sont ces appareils incluant la sonde et l’unité centrale de façon indissociable. Les testeurs mesurent en Particules par Milion (PPM) o Milisiemens (Ms), cette dernière unité de mesure étant la plus fréquente. Testeur Milwaukee Submersible

Selon le type de substrat utilisé, le testeur d’EC ne sera pas indispensable. Sur substrat inerte, comme la coco, la laine de roche, etc, les dosages de nutriments doivent être adaptés au stade de développement des plantes, le milieu de culture ne contenant aucun élément leur permettant de s’alimenter il faudra effectuer un apport d’engrais à chaque arrosage.

En cultivant avec une terre enrichie en humus, guano etc, celle ci contiendra suffisamment de nutriments, ce qui se traduira par une EC adaptée, permettant à la plante de s’épanouir sans crainte qu’elle ne s’épuise par manque d’engrais.
À l’inverse, en cultivant avec une terre peu enrichie ( Light) il sera nécessaire d’engraisser dès le début de la culture pour que les plantes se développent correctement.

Pour savoir si le substrat de nos plantes de cannabis est saturé en sels, ce qui pourrait bloquer leur métabolisme voir entraîner une sur fertilisation, la seule chose à faire sera de contrôler l’eau du drain qui s’écoule des pots après l’arrosage.

La première chose à faire après avoir observé que l’EC d’entrée est différente et supérieure de celle de l’eau drainée, sera d’arroser avec le triple d’eau de la capacité du pot, avec un Ph adapté à l’étape de développement des plantes et du substrat utilisé. Ensuite nous récupérerons l’eau du drain et avec le testeur nous observerons la concentration d’EC. Si l’EC du drain est dans une fourchette de valeurs acceptables, cela signifiera que nous avons correctement lavé les racines.

Pour les cultures en coco et en hydroponie nous effectuerons un lavage des racines avec le triple d’eau sans engrais et au PH ajusté lorsque l’EC de drainage est supérieur à 2.5. De cette façon nous arriverons à facilement redescendre l’EC du substrat pour offrir aux plantes et à leurs racines un milieu de vie sain, qui leur permettra en quelques jours de se remettre de la sur fertilisation.

D’une manière générale, on pourra appliquer cette règle: EC départ + (EC départ – EC drain) = nouvel EC à utiliser.
Par exemple, si l’EC départ est de 1.0, et l’EC du drain de 1.2 alors le nouvel EC à utiliser sera de 0.8

Pour les cultures en terre le lavage des racines doit être effectué lorsque l’EC est supérieure à 2.3-2.4 points, nous laisserons ainsi le terreau propre jusqu’au prochain arrosage, où nous apporterons de nouveau la quantité d’engrais adaptée. Pour la culture en terre, ces appareils de mesure ne sont pas indispensables mais nous devrons garder à l’esprit qu’ils permettent de contrôler de façon plus précise la quantité de nutriments apportés aux plantes.

Niveaux d'EC hebdomadaires Niveaux d’EC hebdomadaires

Nous avons expliqué comment éviter que les plantes ne soient sur alimentées en nous aidant d’un testeur pour nous donner des repères et pouvoir réagir afin d’éviter les problèmes liés aux engrais. Si tout ces problèmes ne sont pas résolus, il se produira un phénomène appelé Osmose Inversée.

Le cannabis, comme toutes les plantes, possède des racines. Les racines sont chargées de capter les sels minéraux et de les transformer en aliments assimilables par les plantes pour que celles ci puissent se développer correctement. Ces racines sont en partie composées d’eau et de sels dissous différents selon le stade de vie des plantes, c’est à dire qu’elles contiennent des niveaux d’EC variables depuis la germination jusqu’à la récolte.

Les racines s’alimentent correctement lorsque l’EC du substrat est inférieur à l’EC des racines. Le problème survient lorsque l’EC du substrat est supérieur à celle des racines: la plante, par l’intermédiaire de son système racinaire, va essayer de stabiliser le substrat en évacuant de l’eau pour diluer l’EC du sol et le rendre plus proche de celui des racines: ceci se traduit par la déshydratation des plantes, puis leur mort.
Il est recommandé de cultiver en utilisant des testeurs d’EC pour pouvoir contrôler et apporter les nutriments nécessaires selon la phase de développement pour faciliter la croissance et favoriser une floraison épanouie des plantes de cannabis.

Il faut souligner que selon que les plantes soient Indica ou Sativa, chacune supportera des niveaux d’EC différents. Les plantes de cannabis Indica acceptent généralement un maximum de 2.2 en culture hydroponique, et 1.8-2.0 pour la culture en terre. Pour les variétés Sativa, comme leur alimentation est plus lente et progressive, les niveaux d’EC maximums seront de 1.8 en hydro et 1.6-1.7 en terre. Toutefois, ces chiffres peuvent être amenés à être sensiblement modifiés en pratique, selon les besoins des plantes, la variété, le nombre d’arrosages et la quantité de solution apportée, etc

Substrat libre de sels une semaine avant la récolte

Il y a beaucoup de facteurs qui influent sur l’EC réelle acceptée ou absorbable par les plantes. Nous remarquerons que l’oxygène est un des éléments favorisant l’absorption des aliments en plus ou moins grande quantité selon la température de la dissolution aqueuse utilisée pour nourrir les plantes de cannabis.
Selon la température de la solution nutritive, les plantes pourront plus ou moins bien s’alimenter. Avec une solution à une température de 18-20ºC, la plante aura accès à 100% des nutriments disponibles. Au contraire avec une température de plus de 30ºC l’oxygénation sera bien moindre et la capacité des plantes à s’alimenter sera en grande partie réduite par ce manque d’oxygène dans la solution, ce qui pourra entraîner un pourrissement des racines et la mort par asphyxie. Il est donc important de soigner ces facteurs pour une culture totalement optimisée.

Concentration en oxygène selon la température de l'eau Concentration en oxygène selon la température de l’eau

Le PH est également un facteur capital pour une bonne alimentation des plantes, comme l’oxygène, celui ci devra adapté pour une bonne absorption des nutriments, ce que nous expliquerons dans un prochain post.

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Legalisation Cannabis Marche Mondiale en 2013

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Communiqué : Samedi 4 mai 2013, « Marche Mondiale du Cannabis à Paris édition 2013 Â»
Depuis 2001 en France, la « Marche Mondiale du Cannabis Â» s’organise chaque année. A Paris comme à Los Angelès, Tokyo, Moscou ou Tel Aviv, ceux et celles demandant des alternatives à la prohibition, partisans d’une réforme de la politique en matière de stupéfiants, pour une réglementation plus juste et humaine (en particulier pour le cannabis) manifesteront pacifiquement Samedi 4 mai.Il existe un truc simple afin de tromper le test dans la salive pour la detection du cannabis ou encore marijuana. Cette methode consiste à adopter ce que l’on denomme un cannabis cleaner, il s’agit seulement d’un produit bioorganique qui peut servir à eradiquer le THC coutourner le test canabis via un kleaner

Cet événement a lieu depuis 1999 dans plus de 300 villes du monde entier, simultanément chaque premier samedi du mois de mai. Pour cette douzième édition d’un bout à l’autre de la planète « France Cannabis Â», on manifestera au pays du chanvre (Aube), du Pakalolo (Polynésie) et du Zamal (La Réunion).

Rendez-vous à : Fort-de-France – Malecon (Martinique), Lyon (Place Carnot 15h), Papeete (Parc Bougainville 9h à 12h), Paris (Bastille 14h), Rennes (Place de la Mairie 14h), Saint Gilles – Ti Boucan (La Réunion), Toulouse (Prairie aux Filtres 14h), Troyes (Place Jean Jaurès 14h).
Paris : https://www.facebook.com/events/104512503040821/
Toulouse : https://www.facebook.com/events/325502234214650/
Troyes : https://www.facebook.com/events/220737744725078/
FDF Malecon : https://www.facebook.com/events/490384301015835/
Ti boucan ( ST Gilles) : https://www.facebook.com/events/520480581327371/

Mots d’ordre : Dépénalisation, auto-production, cannabis thérapeutique. Pour des alternatives à la prohibition – libération du cannabis.

Avec des revendications citoyennes, soutenues par un collectif d’organisations réunissant : AFR, AIDES, ASUD, Cannabis Sans Frontières, CIRC, Principes Actifs, Jeunes Ecologistes, Jeune Radicaux de Gauche, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement des Libéraux de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, Secours Vert, Techno +, MMP…

- La réforme de la politique française en matière de cannabis et l’ouverture d’un débat public sur la loi du 31 décembre 1970
- Une régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis protégeant aussi bien le consommateur que l’ensemble de la société
- La dépénalisation de la consommation, de la possession et de l’autoproduction pour usage personnel
- La prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique
- Une prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté
- Une information cohérente et objective sur les effets et les pratiques de consommation réduisant les risques
- La possibilité pour les usagers de se regrouper et d’organiser des filières courtes de production, de distribution, ainsi que l’usage social dans des lieux adéquats
+ d’infos :
- http://www.demosphere.eu/node/36574

Comité Ad’Hoc d’Organisation de la Marche Mondiale du Cannabis 2013 à Paris
C/O ASUD 32, rue Vitruve 75020 Paris
HTTP ://MARCHE.MONDIALE.FREE.FR
Contacts :
Farid Ghehiouèche : 06 14 81 56 79
Jean-Pierre Galland : 06 85 54 48 32
Fabrice Olivet : 06 04 51 33 82

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Visite de Mr Nice et Shantibaba à Alchimia

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Ce Jeudi 14 Février, veille de la grande feria Spannabis 2013 de Barcelone, nous avons eu l’immense joie de recevoir dans nos locaux d’Alchimia la visite de nos amis Scott Blakey (Shantibaba) et Howard Marks (Mr Nice), deux personnalités parmi les plus importantes du monde du cannabis.

La team Alchimia était très heureuse de recevoir la visite de Howard Marks et de Shantibaba L’équipe d’Alchimia avec Mr Nice et Shantibaba

Le livre autobiographique d'Howard Marks est un véritable best seller Livre de Mr Nice


Howard Marks, alias Mr Nice, est connu comme ayant été le plus grand contrebandier de hash de tous les temps, faisant transiter des dizaines de tonnes de cannabis depuis le Pakistan ou la Thaïlande, vers les Etats Unis ou le Canada. Dans les années 80, Howard Marks possédait ainsi 43 pseudonymes, 89 lignes téléphoniques, et 25 entreprises à travers le monde. Voici une technique efficace dont le but est de neutraliser les tests de controle salivaires pour le controle du cannabis ou bien hashish. Cette parade se base sur le fait d’utiliser ce que l’on appele un cannabis kleaner, il s’agit seulement d’un composant bioorganique afin supprimer le Thc et être négatif au test canabis


Mr Nice est admiré à la fois pour sa grande intelligence et pour son attitude pacifique, il n’a ainsi jamais usé de violence durant sa vie de distributeur de hash et de marijuana.


Le livre autobiographique d’Howard Marks ayant un connu un grand succès mondial, une adaptation cinématographique fut réalisée en 2010 par le réalisateur britannique Bernard Rose.


Mr Nice s’est associé avec Scott Blakey alias Shantibaba et Nevil pour créer en 1998 la banque de graines Mr Nice Seeds. Howard Marks est aussi connu pour son engagement international pour la légalisation du cannabis.

Shantibaba et Howard Marks se sont associés pour créer Mr Nice Seeds Mr Nice Seeds


Les têtes de cannabis ou encore de weed à haut taux en cannabis sont le résultat de l’amélioration du patrimoine génétique des graine de cannabis indica Il est finalement possible de recolter tous les trois mois une importante proportion de marijuana Shantibaba est le breeder de nombreuses variétés très célèbres de la banque de graines Mr Nice Seeds, telles que la White Widow. Shantibaba et son ami Nevil (le fondateur de la première banque de graines de cannabis au monde) ont développé ensemble des hybrides extraordinaires, comme par exemple la Super Silver Haze ou la Neville’s Haze. Shantibaba et Mr Nice appartiennent également au CBD Crew, une équipe internationale d’experts réunis autour de la recherche et du développement de cannabis médical à haute teneur en Cannabidiol (CBD).


Cette journée fut l’occasion de nombreux plaisirs et de passionnantes discussions, qui ont grandement renforcé les relations et l’amitié entre l’équipe de Mr Nice Seeds et celle d’Alchimia.

Restaurant en compagnie de Mr Nice et Shanti Repas avec Howard Marks et Shantibaba


Après la visite des locaux d’Alchimia, et un bon repas au restaurant, nous avons discuté un moment dans le chillout de la boutique. Howard Marks et Shantibaba ont reçu en cadeau une pièce de monnaie du bénin, possédant l’image et l’odeur de la marijuana.



Vidéo de la visite de Mr Nice et Shantibaba à Alchimia, réalisée par le studio Claroscuro.


Nous publierons très prochainement une interview de Shantibaba et Howard Marks, réalisée lors de la Spannabis quelques jours après leur visite à la boutique Alchimia.


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Comment tailler ou pincer les plantes de cannabis

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Grande plante de marihuana Grande plante de marihuana


Dans cette article nous expliquerons comment tailler les plantes de cannabis pour pouvoir contrôler leur hauteur, améliorer la production ou simplement comme outil pour la culture en intérieur dans le cas de culture avec de nombreuses variétés distinctes.


Il existe différentes manières de tailler les plantes avec entre autre, la taille apicale, le pinçage, la taille FIM,  la taille des parties basses, etc. Parmi ces types de tailles nous pouvons également ajouter d’autres techniques comme le supercropping ou le pliage/cassage partiel du tronc ou des branches pour rediriger l’énergie et mieux guider nos plantes. Les feuilles de cannabis ou bien de weed à important taux de tetra hydrocannabinol sont le fruit de modification du patrimoine génétique des graines de cannabis auto floraison C’est désormais concevable de ramasser tout les cinq mois une grande quantité de weed


Avant de pouvoir tailler les plantes nous devons savoir quel type de plantes nous voulons cultiver, en rapport à leur taille ; moyenne ou grande. Nous devrons prendre en compte l’espace dont nous disposons avec, également, les limitations externes à la culture que nous pouvons rencontrer aussi bien lors d’une culture de cannabis en intérieur qu’en extérieur.


Nous expliquerons donc les différents types de taille que nous pouvons appliquer aux plantes suivant si elles se cultivent en intérieur ou en extérieur en prenant en compte les limitations possibles que nous pouvons trouver dans les différents types de culture. Lors d’une culture extérieure nous devrons prendre en compte différents facteurs qui pourront nous aider à choisir entre les différentes techniques de contrôle de la hauteur que nous allons expliquer.

Taille après quelques jours Taille après quelques jours


La taille apicale est l’une des plus connues de la grande majorité des cultivateurs de cannabis que ce soit en extérieur ou en intérieur. Elle permet le contrôle de la hauteur des plantes d’une façon simple et efficace.


Cette taille consiste à couper l’apex de la plante (sa tête principale) à l’aide de ciseaux pour cannabis, couteaux, lame de rasoir, cutter etc., en ayant au préalable désinfecté l’outil afin d’éviter toute infection durant la chirurgie apicale. Des scientifiques ont trouvé un moyen genial pour déjouer le test de controle dans la salive de le depistage du cannabis ou marijuana. Cette methode consiste à utiliser ce que l’on appele un cannabis kleaner ou Kleaner THC, il s’agit d’un composant bioorganique qui peut effacer le Thc fausser test salivaire canabis


Plus les coupes réalisées aux plantes seront propres moins elles souffriront de stress, se récupérant après l’arrêt de croissance produit par la coupe réalisée sur les plantes.

Taille apicale double Taille apicale double


Avant de couper l’apex nous devons prendre en compte que rien ne poussera au-dessus de la coupe, seules les parties restées au-dessous de la coupe se développeront voulant être les nouvelles pointes principales. Il est nécessaire d’attendre que la plante possède une certaine hauteur pour pouvoir tailler avec une certaine logique.


La hauteur de la plante peut varier selon les besoins et les époques de l’année dans laquelle nous nous trouvons. Si les plantes sont mises à germer au début du printemps il sera nécessaire de tailler pour contrôler la hauteur dans les cas nécessaires comme celui d’éviter que les plantes soient visibles par les voisins ou passants. Au contraire, si nous plantons tard, proche de l’automne quand les plantes fleuriront, comme elles auront une taille réduite il ne sera pas nécessaire de réaliser de taille comme la production de têtes sera déjà retardée.


Plus la plante possédera de branches, plus de pointes principales elle aura pour pouvoir produire une plus grande quantité de têtes augmentant ainsi la production finale. Quand nous taillons la pointe principale les auxines de la plante se répartissent dans les branches restantes, se centralisant dans les têtes des pointes principales augmentant ainsi leur vigueur et luttant dans le même temps pour se convertir en nouvelle pointe principale. C’est donc une taille adéquate pour les plantes mère.


Proche de la taille d’apex sur le principe, cette technique possède cependant plusieurs avantages, le principal étant de conserver le gros bud central de la plante, d’une production et qualité maximale.

Pinçage des plantes de cannabis Pinçage des plantes de cannabis


Le pinçage d’apex (tête de la plante) consiste simplement à pincer délicatement la tige du dernier étage de la plante, entre le pouce et l’index, jusqu’à sentir la fibre s’écraser sous les doigts avec un petit bruit critch caractéristique. Si l’espace disponible sur la tige du dernier étage ne permet pas d’y placer confortablement ses doigts, il faudra plutôt pincer l’étage du dessous.


Le pinçage ralentira fortement la croissance verticale de la plante, tout en stimulant le développement des branches secondaires, donnant ainsi à la plante une forme de buisson.
La plante mettra quelques jours à réparer ce pinçage, formant un nœud à cet endroit, et poursuivra ensuite sa croissance de façon normale. Le pinçage peut alors être répété si nécessaire, sur l’étage suivant nouvellement formé, ainsi que sur les éventuelles branches secondaires qui pourraient dépasser l’apex.


Le pinçage est donc une excellente technique pour avoir une belle canopée uniforme de type marée verte. En pinçant régulièrement l’apex des plus grandes plantes de votre espace, durant la croissance et en début de floraison (stretch), vous obtiendrez ainsi facilement des plantes de hauteur homogène en pleine floraison, ce qui facilitera la culture et augmentera la production finale, surtout si vous cultivez simultanément de multiples variétés de marijuana.


Avec un peu d’habitude le pinçage pourra être réalisé aussi rapidement qu’efficacement. En cas de pinçage trop violent qui se traduirait par un apex arraché, cela produira simplement les mêmes résultats qu’une taille classique de l’apex, ce qui ne sera donc pas dramatique.

Fuck I Missed Fuck I Missed


La taille FIM appliquée aux plantes de cannabis a été découverte par erreur en réalisant une taille apicale. C’est un procédé intermédiaire entre la taille d’apex et le pinçage. En anglais elle est connue comme Fuck, I Missed.


Ce type de taille est effectué afin de multiplier les branches secondaires principales et latérales sans avoir à renoncer aux branches supérieures comme dans le cas d’une taille apicale. Nous pouvons utiliser cette technique de taille aussi bien dans une culture intérieure que dans une culture extérieure et également pour réaliser une plante mère de marijuana.

Détail d’une taille FIM Détail d’une taille FIM


Il s’agit basiquement d’effectuer une coupe sur les bouts des pointes mais en évitant de couper la branche complètement afin qu’il reste un bout de branche.


Nous pouvons avoir comme référence pour la coupe une taille de 2/3 des parties des nouvelles branches. Si nous effectuons correctement la coupe il devrait apparaître après quelques jours une paire de nouvelles pointes au minimum et un maximum de 5 pointes. Dans le pire des cas il se peut qu’aucune pointe ne sorte ce qui convertira cette taille en taille apicale, c’est pour cela qu’il n’y a aucun danger si nous échouons.

Tropimango led SCROG Tropimango led SCROG


La façon la plus connue de faire ramifier les plantes de marihuana est en réalisant la taille apicale, même s’il existe d’autres possibilités qui n’incluent aucune coupe sur la plante.


Ceci est le cas de la technique connue comme Supercropping qui consiste à rediriger les branches en les brisant pour guider les pointes principales à l’horizontale, faisant ainsi que les autres branches plus proches du tronc principal acquièrent un protagonisme avec une croissance verticale.


Pour réaliser correctement cette technique il faut briser la branche, en la faisant craquer de façon à ce qu’elle reste à moitié cassé, fissurée mais sans arriver à se couper complètement  Après quelques jours les plantes auront récupéré créant une boursouflure à l’endroit où s’est produit la brisure finissant par récupérer complètement et sans encombres. Les branches resteront ouvertes à l’horizontal pour pouvoir atteindre une plus grande production de buds.


Arrivé à ce point nous pouvons attacher les pointes pour guider les plantes afin qu’elles continuent de grandir dans la largeur au lieu de la hauteur. Cette technique peut se répéter tant que cela est nécessaire, même en floraison, quand par exemple, la branche principale a trop grandi et que la pointe de la tête se brûle en étant trop proche de l’ampoule, sans possibilité de la monter du à un manque de hauteur dans l’armoire. Dans ce cas il sera nécessaire d’attacher la plante au plafond de l’armoire de culture avec des fils pour que la plante n’ait pas à dépenser beaucoup d’énergie en essayant de récupérer et de lever la partie atteinte.


La taille des branches basses est une des plus connues et utiles autant par les cultivateurs d’intérieur que pour les cultivateurs d’extérieur. Elle est réalisée afin de concentrer toute l’énergie dans les parties supérieures des plantes afin d’obtenir la production et la concentration maximales de têtes.

Ice Cool en culture One Bud Ice Cool en culture One Bud


Si la taille des branches basses des plantes n’est pas réalisée la production de têtes sera divisée dans toute la plante. De plus un manque de lumière dans les parties basses de la plante créera ainsi des petites têtes ne voulant pas se compacter ni mûrir en même temps que la partie la plus haute de la plante.


Nous devons également souligner que l’utilisation des tailles sur les plantes de marihuana devra être appliquée uniquement dans les cas nécessaires. Il est possible d’effectuer un mélange de différentes tailles pour obtenir les meilleurs résultats, mais nous devons avoir clairement à l’esprit le moment idéal pour réaliser la coupe car plus de contrôle nous aurons sur la plante plus la production de têtes sera bonne et de meilleure qualité, en même temps qu’une facilité accentuée dans la culture.


En fonction des heures de soleil direct dont nous disposons pour la culture de cannabis nous pourrons d’abord décider du mois auquel nous pourrons planter ; si nous plantons tôt, au début du printemps, ou tard, à la fin du printemps – début d’été. Si nous le faisons tôt les plantes grandiront plus et auront besoin de plus de soin, au contraire plus tard elles seront plantées, plus petites elles seront et moins de soins elles recevront.


Il est possible que sur les terrasses et dans les jardins les heures de soleil varient beaucoup selon la saison, c’est pour cela qu’il faudra contrôler le total d’heures de soleil présent pour chaque période dans le lieu où nous cultivons pour nous accommoder au mieux au type de culture ou de taille à réaliser. Il faut préciser que dans certains pays se situant à proximité des tropiques les conditions environnementales sont radicalement différentes, c’est pour cela que nous devrons également prendre en compte la latitude dans la culture de marijuana.


Plantes de cannabis sous le soleil


Plantes de cannabis sous le soleil



Ce facteur est important car si nous n’avons que peu d’heures de soleil durant le printemps/été et que celles- ci augmentent lorsque passe l’été/automne nous pourrons avoir une plante moyenne mais avec une grande production de grande qualité. Il est important de préciser que plus les plantes recevront d’heures de soleil direct, meilleur cela sera, les têtes seront plus grandes, plus compactes et plus savoureuses.


Nous devrons aussi prendre en compte le lieu où seront les plantes et le substrat utilisé.

Substrat pour culture du cannabis Substrat pour culture du cannabis


Il faut savoir que si les plantes de cannabis n’ont pas de limitation d’espace comme dans le cas d’une culture en plein sol, et qu’elles disposent d’un substrat oxygéné, d’une alimentation équilibrée et d’arrosages adéquats durant leur croissance, les plantes grandiront énormément, hors de contrôle, pouvant se convertir en arbres de cannabis allant même jusqu’à atteindre 5m selon la variété cultivée.


Lors d’une culture extérieure en pots nous pouvons nous aider de cette limitation racinaire pour éviter une croissance hors de contrôle comme dans le cas de culture en plein sol. La taille des pots variera selon la production et la taille des plantes que nous souhaitons avoir. Pour une production moyenne à haute nous devrons utiliser des pots d’une capacité de 50-70L en effectuant diverses transplantations, en commençant par des pots petits et en terminant avec celui de 70L. Nous pouvons remarquer que plus il y a de rempotages, plus les plantes posséderont une distance internoeudale courte, restant ainsi plus compactes et en même temps plus productives.


Il sera nécessaire de connaitre le microclimat de la zone ou seront plantées et cultivées les graines de marihuana. Nous devrons savoir si l’environnement de culture dans notre jardinterrasse ou balcon est un milieu humide ou sec, avec un climat ensoleillé, l’exposition du vent, de la pluie, etc.


Si nous savons que des endroits de notre terrasse, balcon ou jardin souffrent d’un excès d’humidité ou d’un coin avec plus d’exposition solaire, etc., nous aurons plus de connaissances des possibles problèmes de culture qui peuvent survenir.

Champs de cannabis Champs de cannabis


Nous pouvons prendre comme exemple un emplacement très sec, avec une importante exposition solaire, où l’humidité relative est très basse durant l’été et l’automne. Dans ce milieu de culture nous sommes exposés à des nuisibles acariens, comme l’araignée rouge, des micro-acariens, etc…


Au contraire dans un emplacement de culture avec beaucoup d’humidité, peu de ventilation, des températures basses et des pluies automnales nous aurons à coup sûr des nuisibles fongique comme le botrytis, l’oïdium, le phytium, la pourriture racinaire, etc.


Dans les cas où il existe ces facteurs environnementaux extrêmes nous pouvons tailler les parties basses les plus sensibles avec le plus de facilité à être atteintes par des nuisibles. D’un autre côté nous pouvons nous aider en réalisant des applications préventives avec de l’huile de neem ou de la propolis et ainsi éviter les possibles infections ou attaques de nuisibles.


Pour connaître la réussite dans la culture de cannabis il sera donc important de choisir correctement le type de graines de marihuana féminisées ou régulières tout comme l’emplacement où sera réalisée la culture et les préférences de chaque cultivateur.


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Cannabis Social club : entre avenir et entraves

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Une première en France. La semaine dernière, la Préfecture de Vendée autorisait officiellement la création d’un “Cannabis Social Club”, ou CSC. Les cinq personnes à l’origine du dossier recevaient alors une attestation officielle avec un numéro d’association. Un mouvement qui semble en marche puisque dans les jours suivants, le porte-parole du Cannabis Social Club de France voyait son club validé par une autre préfecture voisine. Des scientifiques ont trouvé une methode rapide dont l’objectif est de tromper le test de controle salivaire de le controle du cannabis ou hashish. Ce moyen consiste à adopter ce que l’on denomme un canabis cleaner, c’est un produit bioorganique qui peut servir à effacer le Cannabis afin de contrer test canabis Sa vocation étant de fédérer l’ensemble des autres clubs qui devraient voir le jour prochainement.

Il existe aujourd’hui plusieurs centaines de Cannabis social clubs en France – 700 selon le représentant du club “national”. Chaque jour, des nouveaux groupes tentent désormais d‘être légaliser à leur tour. Une “carte verte” du “peuple de l’herbe” a même été conçue. Ces “fumeurs responsables” y ont inscrit leur slogan : “Pour que la société évolue et arrête d‘être hypocrite”. Une “carte blanche” a elle aussi été lancée pour les “non-fumeurs” (du moins, pas de cannabis) afin qu’ils puissent exprimer leur soutien à la cause. Dominique Broc, porte-parole du mouvement, se félicite d’un “réveil du peuple de l’herbe” et compare même ce qu’il appelle un “printemps vert” au printemps arabe.

Des associations où les membres cultivent du cannabis ensemble sans en faire commerce existent déjà en Espagne et en Belgique. Les partisans justifient ces clubs par la lutte contre les trafics et la mauvaise qualité des produits. En France, ces groupes restent illégaux.

Le début d’une guerre avec l’Etat

Une Préfecture qui reconnait une association de ce type apparaît être un pas vers la légalisation de la consommation du cannabis. La guerre semble déclenchée entre pros et anti-cannabis. Après cette décision, une première en France, le conseil général de Vendée a saisi le parquet en affirmant vouloir “mettre à l’abri les jeunes du fléau de la drogue”.

Mais la législation européenne est favorable au CSC. Si l’Union Européenne affirme que “la culture de plantes de cannabis, effectuée illégalement, est un délit punissable”, elle précise que “leurs auteurs qui s’y livrent exclusivement à des fins de consommation personnelle telle que définie par la législation nationale” sont exclus de ce champ. Le débat est donc relancé en France. Dominique Broc demande au gouvernement de trancher sur la question.

Une “désobéissance civile”

Lundi, le porte-parole comparaissait devant la justice pour usage et détention illicite de drogue et provocation à l’usage de stupéfiant. Mais à la barre, le jardinier de 44 ans a eu droit à sa tribune et a plaidé pour “un combat politique d’ampleur nationale mené contre l‘économie souterraine”. Une trentaine de militants étaient venus le soutenir.
Il a dénoncé devant le président de la cour l’hypocrisie régnante : “Tous les membres des clubs sont déjà consommateurs: Je ne les invite pas à consommer mais à consommer mieux.” En défendant la “désobéissance civile”, son avocat a multiplié les références à des personnages qui ont lutté pour des grandes causes tels que Martin Luther King et Gisèle Halimi dans son combat pour l’IVG.

Pour la défense, il existe quelque 200 000 producteurs de cannabis en France : “la loi de 1970 est inadaptée”. Au procureur de répondre : “La loi peut être discutée, dénoncée. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’on peut s’autoriser à la violer parce qu’elle ne nous plaît pas. Le ciment qu’est la loi pour une société, cela veut dire quelque chose. Penser qu’on peut s’asseoir dessus, c’est un peu facile.” Huit mois de prison avec sursis ont été requis contre Dominique Broc.

Le jugement sera rendu le 18 avril prochain. En attendant, douze assignations ont été adressées au porte-parole du premier CSC légalisé en France, dans le but de dissoudre la fédération dont les statuts viennent d‘être publiés dans le Journal officiel.

Malgré l’interdiction, un Français sur cinq aurait déjà consommé du cannabis une fois dans sa vie selon l’OFDT.

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Affaire Armstrong : la lutte contre le dopage aussi inefficace que la guerre contre la drogue

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Impossible de comprendre l’histoire de Lance d’Amstrong en oubliant qu’aux USA, il faut être un super-héros pour exister aux yeux des médias américains – donc aux yeux des Américains – dans des sports qui ne peuvent rivaliser avec le foot US, le baseball, le basket ou le golf.


Impossible de devenir « un grand » et un riche aux States en étant maillot à pois ou en gagnant deux Tours de France, même si Greg Lemond (son casque profilé, son guidon de triathlon et ses 8 secondes d’avance sur Laurent Fignon) l’avait déjà popularisé aux Etats-Unis.


Prenons un exemple historique : première figure afro-américaine du sport, Jesse Owens réalisa l’exploit de sa carrière en pleine Allemagne nazie, en 1936 aux JO de Berlin, au nez et à la moustache d’Adolf Hitler et de ses théories raciales. L’athlète gagna quatre médailles d’or (100 m, 200 m, 4 x 100 m et longueur). Ses 8,13 m réalisés en 1935 attendront vingt-cinq ans avant d’être dépassés et le feraient encore champion de France en 2012 ! On vient de tester une parade rapide afin de fausser les tests dans la salive pour le depistage du cannabis ainsi que marijuana. Cette parade consiste à utiliser ce que l’on nomme un cannabis kleaner, c’est un produit naturel qui peut servir à éliminer le Thc dans le but de contrer test canabis


Extraordinaire symbole et extraordinaire champion… qui ne fut pas reçu à la Maison Blanche à son retour aux Etats-Unis, et poursuivit une vie des plus modestes.


Jesse Owens ne peut rivaliser avec les héros américains : Joe Montana (que peu de Français connaissent) et ses quatre Super Bowl avec les San Francisco 49ers, accompagnés de trois titres de MVP. Elu quarterback le plus décisif de l’histoire, il réalisa un chef d’œuvre lors du Super Bowl 1989 : un drive de 92 yards dans les dernières minutes pour le touchdown de la victoire.


Autres légendes US, les basketteurs Wilt Chamberlain (100 points en un match !), Michael Jordan (six titres NBA avec les Chicago Bulls) ou encore Tiger Woods et son milliard de dollars de gains.


De l’autre coté de l’Atlantique, le sport a une place que nous ne pouvons comprendre ici. Dire qu’un sportif n’est pas un intellectuel y est impossible et surtout, sans intérêt. Combien gagne-t-il par an ? Telle est la seule question recevable.


Armstrong voulait être une gloire sportive typiquement made in America. Pour cela, il professionnalisa le dopage et enterra le dopage semi-artisanal européen, décrit par Anquetil dès… 1967.


Vainqueur de cinq Tours de France et deux Giro, mal aimé des Français qui lui préféraient le populaire Poulidor, ce champion avait « déjà tout dit », comme le soulignait L’Equipe le 18 novembre 2012. Au ministre Maurice Herzog et à sa première loi sur le dopage, il avait répondu qu’il ne contestait pas la nécessité d’une loi mais son application répressive, ajoutant au sujet des contrôles urinaires :



« C’est quand même le seul métier où pour 50 balles on t’oblige à montrer ta queue. »


Il avoua qu’il se dopait parce que tout le monde se dopait et au ministre de la Jeunesse et des Sports François Misoffe, qui le questionnait sur cet aveu, Anquetil répondait :



« Vous pensiez sincèrement qu’il est possible de courir Bordeaux-Paris [course surhumaine aujourd’hui disparue, ndlr] sur la lancée du Dauphiné avec de simples morceaux de sucres ? »


Et de conclure que ce ministre ignorait tout de l’univers qu’il voulait régir.


On peut reprendre les réflexions d’Anquetil 45 ans plus tard : le train de l’US Postal ne pédalait pas à la vapeur. Quelle surprise ! Tous le savaient.


La locomotive Armstrong escaladait cinq sommets hors catégorie à l’allure d’une moto, avec la connivence de l’UCI et du Tour de France, et virait les pauvres sains de corps et d’esprit qui refusaient les piquouzes et poches de sang livrées en 30 minutes si besoin (il n’est pas dit s’il existait une réduction en cas de retard de livraison). Oui, tous savaient.


Amstrong, idole des Américains malades du cancer, était non seulement un extraordinaire champion tricheur (comme ses prédécesseurs, vainqueurs du Tour de France – d’Anquetil à Contador – et comme tous ses deuxième, troisième, quatrième, etc., au classement général) mais il avait en plus la dimension américaine. Il avait tout organisé et dirigé : la triche, sa triche à sa façon.


Et il avait su l’imposer aux instances internationales, aux organisateurs du Tour de France et à la grande majorité des journalistes sportifs. Cet homme sauvé par les médicaments de sa chimio connaissait mieux que quiconque le pouvoir des molécules !


Quand il assurait qu’après son cancer, il ne serait jamais assez fou pour mettre sa vie en danger, il fallait comprendre « jamais assez fou pour se faire prendre… et jamais assez fou pour prendre n’importe quoi ». Il avait hypermédicalisé son dopage.


Que s’est-il passé pour que l’omerta se brise et l’idole avec elle ? Rétrocommissions non assurées ? Obstination journalistique courageuse ? (Cf. « L.A. confidentiel par Pierre Ballester et David Walsh », éditions Points). Étonnante justice américaine qui n’épargne finalement personne ? L’avenir le précisera sans doute.


En ce qui nous concerne, dans notre monde ultrasportif des usagers de substances psychoactives, le dossier Armstrong souligne un peu plus le délire – comme le présageait Jacques Anquetil – et les échecs des mesures répressives et de leurs dérives : échec de la guerre au dopage (pas une seule fois L.A. ne fut positif) comme de la guerre contre la drogue, dévoiement de la guerre au dopage en guerre aux dopés.


Pas plus de place aux soins, à la réduction des risques ou à une prévention réaliste, pas plus de remise en question globale…


Le dopage est devenu LE problème du sport après la première grande défaite de l’utopie sportive : le passage de l’amateurisme au professionnalisme. Jadis, les grandes compétitions cyclistes se couraient sous des maillots nationaux, pas sous des maillots de sponsors exigeant retours sur investissements.


Les droits TV (JO et Coupe du monde de football) ont fait le reste : la nécessité d’un spectacle toujours plus attractif, quelles que soient les limites physiologiques du corps humain. Rajoutez le succès de la Ligue des champions en foot, la puissance de la FIFA qui compte plus de pays adhérents que l’ONU, le rugby qui s’y met : les enjeux financiers imposent des cadences infernales que n’aurait pu imaginer Charlot.


Il n’existera pas plus de compétitions professionnelles sans dopage que de société sans drogues !


Mais tel ce ministre « ignorant tout de l’univers qu’il voulait régir » dénoncé par Anquetil, nos instances internationales supérieures gonflées de leur auto-insuffisance continuent de cibler l’homme usager de dopes ou de drogues comme fautif, plutôt que de comprendre l’ensemble d’un système addictogène, d’en réduire les risques et d’élaborer des lois protectrices.


Que ce soit la guerre à la drogue ou la lutte contre le dopage, le réflexe de la chasse aux sorcières perdure. Surtout quand les sorcier(e)s réussissent : d’Armstrong à Delarue ou DSK, la foule adore toujours voir brûler ses ex-idoles sur le parvis public obscurantiste.


Moyen-âge, Maccarthysme, guerre à la drogue : la constance de cette chasse indigne risque de nous stupéfier longtemps.


Dr William Lowenstein (président de SoS Addictions)

Lowenstein W., Siri F. (2001) « Le dopage : une drogue comme une autre », Justices – Hors série, mai 2001.F. Siri et W. Lowenstein in « Histoire du dopage, Dictionnaire d’éthique et philosophie morale », coordonné par M. Canto-Sperber, PUF éditions.

voir la source de cet article


A regarder en plus :


être négatif au test salivaire canabis.

Cannabis social club de Royan : « nous voulons œuvrer à la réduction des risques »

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Une fois l’association royannaise enregistrée, ses adhérents s’attendent à un bras de fer juridique pour faire valoir leurs idées. Leur activité tombe en effet sous le coup de la loi.

Les chances sont minces pour le Cannabis Social Club (CSC) de Royan de devenir une association de type loi 1901 en bonne et due forme. Si « le préfet ne peut refuser de délivrer le récépissé de déclaration de l’association, sauf si le dossier est incomplet », indique la préfecture de Charente-Maritime. En revanche, « une association qui a pour objet de produire des substances illégales ou à fournir les moyens de les produire est illicite », ajoute-t-on du côté de la préfecture.

C’est bien là que le bât blesse. Tel que ses fondateurs l’ont mentionné noir sur blanc dans leur dossier, l’association Cannabis Social Club de Royan aura « pour but de permettre à ses adhérents de se procurer leur consommation personnelle de chanvre sans avoir recours aux réseaux de trafic et de stupéfiants » Des scientifiques ont trouvé une technique simple dont l’objectif est de dejouer les tests de controle de la salive pour le controle du cannabis. Ce moyen est basée sur le fait d’utiliser ce qu’on pense etre un canabis kleaner, il s’agit d’un compose bio organique qui peut effacer le Cannabis dans le but de fausser test salivaire cannabis.

Avec pareil objet, peu de chances de voir le CSC de Royan obtenir le statut d’association. En effet, « si l’autorité préfectorale a des doutes sur la licéité du but de l’association, il doit saisir immédiatement le procureur de la République afin d’obtenir du tribunal de grande instance la dissolution de l’association et l’annulation de la déclaration ».

Enregistrement en cours

L’« affaire Cannabis Social Club de Royan » n’en est pas encore à ce stade. Ses membres fondateurs ont bien déposé leur dossier de déclaration de leur association (1), mais ils ont fourni, selon la préfecture, un dossier incomplet. La sous-préfecture de Rochefort a informé par courrier le président du CSC de Royan que sa signature manquait au bas de certains documents et que les statuts de l’association n’avaient pas été joints au dossier non plus.

Si les documents manquants ont bien été retournés, dûment signés, aux services de l’État, les statuts manquaient mardi soir encore à l’appel. Pour l’heure, donc, les fondateurs du Cannabis Social Club de Royan ne se sont pas encore vu délivrer le précieux « récépissé de déclaration » de leur association. De facto, le procureur de la République n’a pas été saisi sur la licéité ou non de ce CSC bien mal engagé sur le plan administratif.

Un président déterminé

Samuel Garand s’étonne que la préfecture n’ait pas entre les mains les statuts de l’association naissante qu’il préside. « Si la préfecture connaît l’objet de l’association, c’est bien qu’elle dispose de nos statuts », sourit-il.

Samuel Garand confirme ledit objet, « mais il n’y a pas que ça. Notre but n’est pas d’encourager à la consommation, mais de prôner une consommation saine. Nous voulons œuvrer à la réduction des risques pour les consommateurs. L’association a donc aussi pour objet d’encadrer ses membres pour aboutir à cette consommation d’un produit sain, sans avoir à se fournir par le biais des trafics, en produits stupéfiants de mauvaise qualité et en courant le risque d’être considéré comme un criminel.»

Le président du futur Cannabis Social Club a conscience que certains des buts de l’association tombent actuellement sous le coup de la loi. « Nous le savons pertinemment, mais nous le faisons délibérément. Nous jetons un pavé dans la mare. Tant qu’il n’y aura personne pour pousser l’État dans ses retranchements sur ce sujet, on n’avancera pas. »

La suite des événements, il la devine aisément. « Nous recevrons notre récépissé de déclaration, puisque la préfecture ne peut nous le refuser. La création de l’association sera publiée au Journal officiel et la préfecture saisira le procureur de la République, ce qui est son rôle. Mais c’est aussi notre droit de contester la dissolution de notre association, y compris jusqu’à la Cour européenne de justice. » Si l’affaire aboutit à ce stade, Samuel Garand en est convaincu, « il se produira ce qu’il s’est produit pour les CSC espagnols, que la Cour européenne de justice a reconnus. »

(1) Le dépôt physique du dossier a été effectué à la sous-préfecture de Saintes, mais la demande a été transmise à la sous-préfecture de Rochefort, compétente en matière d’enregistrement des associations.

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