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polytraumatisé,cannabis thérapeutique,dépénalisation,thc,pr jean costentin,dr alain rigaudChez certaines personnes souffrant d’un handicap, d’une maladie chronique ou évolutive, le cannabis apaise les douleurs, améliore la motricité, dope l’appétit et favorise le sommeil. Témoignage de Yann*, polytraumatisé suite à un accident de moto.

« Je travaillais depuis vingt ans comme charpentier quand, il y a trois ans, j’ai eu un très grave accident de la route. J’étais à moto et je me suis fait rouler dessus par un 4×4. Je suis resté une semaine dans le coma puis un an à l’hôpital avec un traumatisme crânien, un polytrauma­tisme du bassin, des fractures, des vertèbres cassées… et j’en passe ! J’ai été très bien pris en charge et, aujourd’hui, je me déplace avec une canne.

Mais les douleurs chroniques et les séquelles neurolo­giques sont importantes avec, notamment, des troubles de la mémoire et des terreurs nocturnes, d’où une longue liste de médicaments. J’ai commencé à consommer du cannabis à l’hôpital pour réduire mes prises de médicaments car je ne supportais plus leurs effets secondaires. Je le mélangeais au yogourt, c’était plus discret. Depuis que je suis rentré chez moi, je le vaporise. C’est beaucoup plus bénéfique que le joint d’abord parce qu’on ne fume pas, ensuite parce que la combustion supprime la moitié des alcaloïdes. Or, moi, j’ai besoin de pouvoir sélectionner certains principes actifs, non le THC qui a des effets stimulants, mais plutôt ceux qui ont des effets sédatifs, relaxants et décon­tractants. Or, la machine que j’ai achetée sur Internet me permet de le faire selon la température de vaporisa­tion choisie.

Je cultive la plante chez moi et je consomme environ deux fois par jour, dans l’après-midi pour manger car j’ai perdu l’appétit et le soir, pour mieux dormir. Ce n’est pas miraculeux mais je me sens vraiment mieux sans addic­tion car, quand j’ai moins mal, j’arrête. La dépénalisation m’apporterait une chose simple : de la peur en moins car j’ai bien conscience de faire quelque chose d’illégal. » Propos recueillis par Estelle Nouel

Ce témoignage, comme cinq autres, sera publié dans le dossier “Faut-il légaliser le cannabis thérapeutique ?” de Faire Face n°718, avril 2013, après les trois articles suivants :

Cannabis thérapeutique – Handicapés et hors-la-loi

Fumer du cannabis pour aller mieux, telle est la pratique de certaines personnes en situation de handicap aujourd’hui. Quitte à se retrouver devant les tribunaux. Car le cannabis thérapeutique, parfois leur seule alternative, reste difficilement accessible en France bien que des politiques relancent régulièrement le débat.

Cannabis thérapeutique – Que retenir des essais cliniques ?

Depuis une vingtaine d’années, les recherches concernant le potentiel thérapeutique du cannabis et de ses dérivés se sont multipliées. Si les cannabinoïdes montrent une certaine efficacité dans plusieurs indications, leurs effets secondaires et risques incitent tout de même à la plus grande prudence.

Interview croisée – Le “cannabis-médicament” est-il envisageable en France ?

Le Pr Jean Costentin**, professeur de pharmacologie, président du Centre national de prévention, d’études et de recherches en toxicomanie (CNPERT) s’est toujours prononcé contre l’usage de cannabis, qu’elle qu’en soit la raison. Pour le Dr Alain Rigaud***, médecin psychiatre, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa), le potentiel thérapeutique des cannabinoïdes doit pouvoir être évalué.

Le blog Faire Face vous a proposé ce témoignage en accès libre. Vous voulez lire l’intégralité du dossier “Faut-il légaliser le cannabis thérapeutique ?” ? Alors, n’hésitez pas à vous abonner ou à commander le numéro d’avril 2013 en nous contactant sur faire-face@apf.asso.fr (4,80 euros, frais d’envois compris). Photo de couverture : © Albin Millot

* Le prénom a été changé.

** Directeur de l’unité de neuropsychopharmacologie du CNRS (1984-2008), membre des Académies nationales de médecine et de pharmacie, auteur de Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis, éditions Odile Jacob, 2012.

*** Chef de service intersecteur d’addictologie (Reims, Établissement public de santé mentale Marne).

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